tennis de table

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L’heure était grave, et le brouilly juste frais à point. Le comité de rédaction, réuni comme à l’accoutumée au bistrot qui fait l’angle, ne tarda pas à prendre la décision qui s’imposait : il allait falloir sortir un nouveau numéro de L’Arsouille. «Déjà ?» diront les incrédules. «Encore ?» répliqueront les soupçonneux. Ne craignant ni les uns ni les autres et écoutant sa seule bonne conscience, le comité s’en tint à sa décision.

C’est qu’il n’a échappé à personne que Tsar-Cosy  et sa nouvelle cour nous préparent de belles veillées pour l’hiver qui approche. Tsar-Kô, lui-même, va bientôt  bouger aussi des oreilles, Cécilia et Conchito (voir plus loin) ne seront pas en reste. Ils seront les héros principaux de nouvelles aventures, mais pas les seuls assurément. Ségo et ses potes ne seront pas en reste. La rentrée des crasses, ça promet.

Cecilia

Cecilia, c’est celle qui est là où on ne l’attend pas. Autrement dit, elle occupe la meilleure place. A notre plus grande joie. Vous avez vu comment elle a baffé la mère doublevé-Bush ? On imagine la scène avec tsar-Kô : tu m’as obligée à me farcir les infirmières bulgares et le Khadafi, et la réunion du G8, et peut être même que tu me prépares encore un coup sur la Bettencourt ; ça ne marche plus, je suis en vacances, je veux me faire bronzer chic  et c’est tout, l’important, c’est la Rolls.

Il a fallu que le Tsar-Kô invente un truc, du genre : elle est victime du déconnage
horaire, ou d’une angine (blanche, comme il se doit, aux Usa). Bref, la grosse artillerie mensongère. Il faut que le doublevé-Bush se sente bien diminué au plan diplomatique pour avoir fait mine d’être content.

Avez-vous remarqué qu’on peut sans problème dire d’un homme qu’il a un caractère de cochon, mais pas d’une femme qu’elle a un caractère de truie ?

Conchito

La France est dotée d’un Premier Ministre. Elle ne s’en rend pas compte mais elle détient cette richesse que le monde entier nous envie : n’est-il pas vrai que les autres ont un président (ou un roi) ou un premier ministre, et basta. Nous, on a les deux, Tsar-Kô et François Fillon, dit Conchito.

Notre Premier à nous œuvre dans le silence et dans l’ombre, comme les grands serviteurs de l’Etat. On l’imagine avec sa jupette noire et son petit tablier blanc, faire la poussière et répondre au téléphone que «le monsieur il est pas là ». Il n’est pas antipathique d’ailleurs ; avec sa tête à avoir inventé le gilet à rayures on a l’impression qu’il est toujours un peu tristounet, notre Conchito.

Soulagement

Ouf ! nous voilà soulagés. Avec sa politique d’ouverture (il ne s’agit en fait que de rendre la République plus républicaine), on pouvait craindre que Tsar-Kô s’invite à la fête de l’Huma pour faire sa rentrée. Non, il a choisi le Medef. On l’a échappée belle.

Mais il doit y avoir comme une erreur. Parisot, la chef du Medef, demande la retraite à 61 ans ; en voilà une idée qui est neuve ! l’ennui, c’est ce que ce sont les patrons qui se délestent dès qu’ils le peuvent, et aux frais des benêts qui cotisent, des salariés de plus de 50 berges.

Il faut qu’on nous explique. Faute de quoi, nous on est toujours pour la retraite à 75 ans pour les vieux, à 30 ans pour les jeunes. Et du Brouilly pour tous.

Terrorisme

On se rappelle l’ineffable Pasqua qui, alors ministre de l’Intérieur, voulait « terroriser les terroristes » corses. On ne croyait pas avoir trouvé mieux. Et bien si ! Tsar-Kô, la main sur le cœur, la lèvre pincée pour bien montrer qu’il croyait à ce qu’il disait, a sorti : «les terroristes doivent bien se dire qu’à présent l’impunité c’est fini ».

Dommage qu’il n’ait jamais été ministre de l’Intérieur, on aurait vu ce qu’on va voir.

Succès

On se rappelle Ségolène, le soir de la défaite (avec un petit 47%), capable de promettre à ses partisans «de nouvelles victoires ». On se demandait même pourquoi elle avait l’air si contente. Depuis, elle la ramène un peu moins. Mais pas au point de se faire oublier. Contempler le PS aujourd’hui équivaut à admirer Waterloo et juin 40 réunis. Si elle voulait emmerder Hollande, on peut dire qu’elle a pleinement réussi : « ma femme est partie ; avec mon amant ». Qui est cocu ?

Rugby

Dans quelques jours la coupe du monde. A écouter les radios et tévés, on a l’impression que la coupe est déjà gagnée par les français. Nous, c’est sûr, on aimerait bien. Mais enfin, on a un peu peur, pas tellement du haka des blacks mais plus du « yaka » des bleus. Certes, il vaut mieux triompher avant les matches que pas du tout, mais bon on préfère la prudence.

Un qui joue gros c’est Laporte, l’entraineur (sympa), et futur  ministre des sports. Quand on voit la carrure acquise pas ses « petits » en peu de temps et les biscottos des plus frêles d’entre eux, on n’a plus de doute : voilà un ministre qui saura comment être mastard sans dopage. N’est-ce pas ?

Lagarde

… … « meurt mais ne se rend pas ». Notre ministre de l’Economie et des Finances est rentrée précipitos de vacances pour dire que tout va bien. D’après elle, l’objectif de croissance sera tenu cette année, le déficit des finances publiques sera contenu, les cadeaux de Tsar-Kô à quelques uns seront bénéfiques à tous.

Et bien nous on parie, hélas, le contraire et sur un tour de vis magistral pour tous (et bénéfique à quelques uns) pour le mois de mai ou juin prochain. Après les élections municipales.

Gauche

C’est rien de le dire la gauche est sacrément malade. Le PS brille de tous ses ors ; c’est vrai qu’il a du pognon mais il ne sait pas trop quoi en faire, par manque d’idée. Les verts, eux, voient leurs idées triompher un peu partout, tout le monde prend en compte le thème de l’écologie, mais ils sont incapables d’en tirer les moyens d’un parti et d’une politique à peu près viables. Les cosaques, c’est pire : ils n’on ni pognon, ni idées, mais ils ont un parti.

Et on se demande lesquels vont se saborder les premiers. Quand fera t’il jour, camarades ?

Chirac
Beau communiqué de Chichi pour la mort de Messmer. Rien du tout pour Barre. C’est beau, la mémoire. L’ennui c’est que celle de Chichi est sélective : sûr qu’il ne se rappelle rien du financement du RPR. C’est comme une vocation : poursuivi toujours, rattrapé jamais.


Article ajouté le 2007-11-28 , consulté 117 fois

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