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ournal d’information libre, fondé par le grand Eugène, publié depuis par les éditions « Le droit de l’ouvrir », à parution irrégulière, fragmentée et asymétrique. n° 112 septembre 2007112
Le comité de rédaction de l’Arsouille travaille sans
relâche. C’est dire combien l’inquiétude est grande. Vous n’êtes pas sans avoir
remarqué l’évènement de ces trois derniers jours : Tsar-Kô n’a rien dit, rien fait. Pas même dépanné un
automobiliste en panne d’essence sur l’autoroute, pas même vérifié que Toto n’a
pas piqué les billes de son petit frère. Rien, on vous dit, Tsar-Kô c’est nada !. Nous couverait-il
quelque chose ? Cecilia serait elle prise d’engelures ?
A propos, le record, c’était 120 abonnés au numéro 18 ; on en a perdu depuis. N’hésitez pas à nous donner des adresses.
Mais il y aura peut être une grande nouvelle prochainement : Coco veut installer un blog pour l’Arsouille. La classe, on vous dit.
MAGHREB (de canard)
Tandis que Ben Ali tient
RUGBY
Contre l’Argentine, l’équipe de France a sérieusement baissé l’athlète. Comme le disait l’Arsouille n° 111 : heureusement qu’on l’a gagnée avant de la jouer cette coupe, c’est toujours ça de pris. Il faut dire que les cocoricos n’ont pas manqué depuis deux mois : visite à Matignon, rencontre avec Tsar-Kô en personne, avec Rachida, et tout le toutim.
Trop de pression, sans doute. La faute à Heineken. Avec un nom pareil, c’est même pas français.
Mais il va falloir donner un sacré coup de pouce contre l’Irlande. Le petit poucet et la même la petite poucette. Il faudra bien tout mettre.
RESTO
Avec Pascalou, ça faisait drôlement longtemps qu’on
voulait l’essayer ce petit resto de la place Léon Deubel, près de
C’est un bistrot à vins à la nourriture un rien roborative mais que l’estomac supporte allègrement. On n’a pas eu de chance : il n’y avait plus de cèpes à l’ail. On a pris chacun un bœuf bourguignon aux tagliatelles, parfait, pas acide du tout comme on en rencontre parfois. On l’a accompagné chacun de deux verres de Brouilly (un conseil : éviter le 7 cl, sans intérêt, passer d’entrée au 14 cl, comme nous l’avons fait). Prix très raisonnable : pour 20 euro chacun pas de raison de se priver.
L’ambiance est djeun’ et la patronne, Clarisse, assure un accueil de qualité, malgré la charge de travail. Un seul ennui : Clarisse n’ouvre que pour déjeuner et les jeudi et vendredi soirs, et elle se repose le week end.
A noter que les clients sont plutôt du genre fumeur. Mais Clarisse est décidée à appliquer la nouvelle loi sur le tabac dès le 1er janvier.
LISBONNE
Non, on ne vous la fera pas («Lisbonne à tout faire), mais le prochain
comité devrait se réunir à Baixa et passer du Brouilly au vino verde. Et on
vous dira tout. Même nos desseins sans frontières.
POULET
C’est Anne-Marie qui nous a régalés avec une recette d’André. Comme il
se doit, on avait commencé par un petit coup du père Lamblot. Toujours
pétillant et égal à lui-même. (Il faut que ce soit Christine pour le trouver
«un peu vert»).
A2M nous avait donc sorti un poulet de Bresse sur un lit de légumes
divers. Certes, le poulet était un peu bronzé, mais on ne peut qu’encourager
notre hôte à poursuivre ces travaux culinaires (ce n’est pas un gros mot) dans
lesquels elle est en passe de se tailler (vous avez mauvais esprit) une
réputation.
NOUVELLE
Il y en a une qui croyait qu’elle était ministre. C’est la petite
nouvelle, mignonne et black, Rama Yade. Elle avait décidé d’aller faire un tour
en banlieue samedi dernier, histoire de se faire un peu les jambes et de faire
un peu parler d’elle, elle aussi. Mais elle avait oublié de demander la
permission. C’est Conchito, notre soi-disant Premier Ministre, qui s’est chargé
de la réprimander. Lui aussi, il a trouvé là une occasion de faire parler de
lui. Non, mais.
Lendemains
de fête :
5 poireaux, 2 gros oignons, 1 gros chou vert ou rouge, 1 botte de céleri, 3 tomates, le tout coupé en julienne puis couvert d’eau ; laisser cuire 45 minutes.
Sans commentaires.
RUMEURS
Au troisième Brouilly un certain nombre d’informations nous parviennent sans qu’on ait pu toutes les vérifier. On vous les cite donc en vrac mais sans garantie.
Ainsi, il paraîtrait que Nelson Mandela, de séjour en Europe, serait prêt à épouser la princesse Anne. De même, Laurence Pernoud, qui attend un enfant depuis une quarantaine d’années, aurait accouché. De son côté, Christophe Colomb, qui croyait avoir découvert l’Amérique, aurait débarqué à Disneyland.
Notre envoyé spécial, de retour de son reportage dans les vestiaires de l’équipe de France de rugby, nous le confirme : l’argent n’a pas n’odeur (mêmes sous les aisselles ?).
Un torero se serait fait encorner dans une arène espagnole. On ignore encore si le taureau a réclamé les oreilles et la queue. Encore un étourdi.
Le Parti communiste dit renoncer à la dictature du prolétariat. Mais il semblerait bien que le prolétariat ait renoncé au PC depuis longtemps déjà.




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