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Journal d’information libre, fondé par le grand
Eugène, publié depuis par les éditions « Le droit de l’ouvrir », à
parution irrégulière, fragmentée et asymétrique. n° 114 octobre 2007
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On n’est pas peu fiers. Vous n’êtes pas sans avoir remarqué que la presse nationale et les observateurs politiques se sont emparés d’ une info dont l’Arsouille vous avait livré la primeur. Dès le n° 111 d’août, nous faisions observer que Tsar-Khô n’étant pas un demeuré, sa politique économique calamiteuse ne pouvait que cacher un fourgon de mesures pénibles après les municipales de mars. Mais comme César aurait dû se méfier des ides, Tsar-Khô devrait faire attention aux cipales de mars.
On a arrosé ça au vino verde (voir plus loin) car le comité s’est bien tenu à Baixa, quartier de Lisbonne qu’on recommande à tous, comme prévu dans notre numéro précédent. Et, comme promis, il vous livre ci-dessous les seules éternelles et véritables règles de la vratouille. (cf le préambule : n°113)
VRATOUILLE
«Les joueurs sont divisés en deux camps.
Chacun dispose d’un corbechin d’un diamètre de
Dès que le grummelon du rachebouif, ou le gribolin de la trisquette
magrèle trois fois de suite distinctement, on marque un point (ou plus, selon
décision du juge arbitre).
Chaque partie se joue en 17 riponarts de douze coups. »
MEDEF
Quand il lui fait la bise, Angela Merkel fait la tronche, comme si notre Tsar-Khô puait de la gueule. Ce n’est pas le cas de la frémissante patronne du Medef. On comprend ça. Un des manitous du Medef, le chef de la puissante Uimm, vient d’être pris la main dans le sac. Et dans la main, il y avait un gros paquet de plus de 5 millions d’euro. Il dit que ce n’était pas pour lui. On a tendance à le croire, puisqu’il peut les gagner en toute légalité et sans avoir besoin «de travailler plus».
Mais alors, c’était pour qui ? rien à voir avec une récente campagne électorale, certainement, ni avec le paiement de travailleurs clandestins, c’est sûr. Allez, Rachida, il va falloir tirer les choses au clerc.
CEINTURE
On l’a dit et tout le monde s’accorde à le dire, y compris à l’Ump :
la politique économique de Tsar-Khô est pour le moins bizarre. Même les
ministres les plus concernés semblent ne plus s’y retrouver. Il va bien falloir
dire un jour ou l’autre aux français qu’à défaut de se serrer les coudes, ils
devront se serrer la ceinture. Et, du coup, tout le monde ne comprend pas bien.
Le trou de
Pour l’instant Tsar-Khô se contente d’affirmer qu’il ira «chercher la
croissance avec les dents ». On se demande bien où. Et quand il annonce un
prochain voyage en Afghanistan, on n’est pas rassuré : on a pris, là-bas,
l’habitude de chercher sans trouver.
VERDE
On croyait jusqu’ici que le vino verde était une aimable plaisanterie
folklorique, et on en buvait plus pour faire plaisir à nos amis portos que pour
la qualité de dégustation. Et bien, on fait machine arrière.
On a trouvé, derrière la rue Augusta et la rue Asunçao, un bistro qui
ne paie pas de mine mais qui propose un vino verde de qualité. D’accord, il a
empêché Pascalou de dormir sa nuit, mais il suffit de le consommer pour le
déjeuner pour que le tour soit joué. Le prix était raisonnable (13 euro en
restaurant). Mais il ne faut pas commander n’importe quoi, le nôtre était un alvarinho.
Ce qui change tout. A2M a prononcé cette parole qui figurera désormais dans les
pages roses du Larousse : in vino verde veritas.
LES YEUX
La part des Usa dans la richesse mondiale n’est plus que de 20%. Celle
de la zone euro est passée de 21 à 14% en trente ans. Dans le même temps, celle
de l’Inde a crû de 3 à 6, et celle de
A ce train là, dans quelques années, il n’y aura pas que les moteurs de
nos 4x4 qui devront être bridés.
ADN
A vrai dire, nous n’étions pas particulièrement choqués par les tests
ADN. Mais ça fait plaisir de voir que, même dans la majorité Ump, il s’est
trouvé des esprits pour en discuter. De toute façon, ce n’était qu’une
mesurette destinée à faire de la com’ plus qu’une disposition d’une vraie
politique. Tout simplement, parce que tant que des gens continuent à crever
chez eux faute de pain, ils viendront dans les pays où il y a de la brioche.
C’est la loi du sans.
Et, tant qu’on y est, on peut proposer à Hortefeux une mesure qui, sans
coûter bien cher, permettrait de reconnaître à coup sûr les africains dans la
rue : leur rendre obligatoire le port d’une étoile jaune sur la poitrine.
GRENOBLOIS
C’est habituellement deux fois par an que les hospitaliers grenoblois nous rendent visite. On était donc un peu déçus de ne pas les avoir vus au printemps. Mais l’automne nous les a ramenés. Le plaie-boy et la plaie-mate sont égaux à eux-mêmes, pas regardants sur le poulet trop cuits et les légumes el dente. Mais on attend avec intérêt leur prochaine visite. Peut être pour une bourride ?
BOURRIDE
A ne pas confondre avec la bouillabaisse, sa cousine. Elle s’en distingue par le bouillon. L’aïoli est incorporé à celui-ci pour en faire un mélange onctueux dans lequel, en dernière minute, sont pochés les poissons.
Elle est tout simplement excellente au «Sud », 91 bd Gouvion-Saint-Cyr . Certes, elle n’est pas donnée, il faut compter environ 120 euro pour deux personnes avec un dessert (foncer sur le baba au vieux marc). Mais c’est un grand régal. Il est conseillé de réserver et de demander une table sous la verrière.
VOLCAN
L’Etna continue à fumer. Qu’on se rassure cependant : il ne tousse pas. Ce n’est pas le cas de Villepin, sérieusement menacé d’être embastillé par Tsar-Khô, le rancunier. On entend déjà le flamboyant envoyer des messages gaullistes et codés à ses partisans : «Ici, l’ombre… ».




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